Les rimes de gorge



Rimes avec gorge

Définition de gorge |

Définition:

(fr-rég|????) gorge (f)
  • Partie antérieure du cou de lhomme ou de lanimal. - Il a la gorge enflée. - Le dogue prit le loup à la gorge. - Pigeon à grosse gorge. - Ce moineau est mâle, il a la gorge noire. - Mettre, tenir le poignard, le pistolet sur la gorge de quelquun. - Mettre, tenir le pied sur la gorge à quelquun. (Dictionnaire de l’Académie) - Il semblait présenter sa gorge au coup mortel. — Pierre Corneille, Hor. IV, 2. - Seigneur, voyez ces yeux Déjà tout égarés, troubles et furieux … Cette gorge qui s’enfle. — Pierre Corneille, Rodog. v, 4. - Elle avait le poignard contre sa gorge nue. — (Jean de Rotrou, Herc. mour. IV, 4.)
  • Tendre la gorge au couteau, ou, simplement, tendre la gorge : présenter la gorge pour être égorgé. - De festons odieux ma fille couronnée/Tend la gorge aux couteaux par son père apprêtés. — Jean Racine, Iphig. V, 4.
  • (fig) Tendre la gorge : ne plus faire de résistance, renoncer à une résistance inutile.
  • Tenir quelquun à la gorge : lui serrer la gorge avec les mains.
  • Se tenir à la gorge : se dit de deux hommes qui se sont saisis l’un l’autre à la gorge. - Je remarque dans une chambre deux hommes en chemise qui se tiennent à la gorge et aux cheveux. — Alain René Lesage, Diable boit. II, 3 (édit. de Paris, 1737.)
  • (fig) Tenir quelquun à la gorge : le réduire dans un état où il ne peut plus faire de résistance.
  • (fig) En un autre sens, accabler, tourmenter. - Malgré la vue de toutes nos misères qui nous touchent, qui nous tiennent à la gorge. — Blaise Pascal, Grandeur, 7, édit. de FAUGÈRE.
  • (fig) Prendre quelquun à la gorge : lui faire violence, le presser sans relâche. - Hélas ! c’est ce lutin-là qui me prend à la gorge ; elle veut que je l’aime. — Pierre de Marivaux, Surpr. de l’amour, II, 4.
  • (fig) Tenir le pied sur la gorge à quelquun : lui mettre, lui tenir le pistolet, le poignard, le couteau sur la gorge, lui porter un poignard à la gorge, lui faire violence. - Jai été extrêmement étonné quand jai reconnu son écriture … je ne crois pas pourtant qu’elle ait fait cela de sa volonté ; et il faut que vous lui ayez fait écrire le poignard sur la gorge. — Vincent Voiture, Lett. 57. - Mais dis-moi, te portais-je à la gorge un poignard ? — Pierre Corneille, Ment. V, 3. - Il me tient, le scélérat, le poignard sur la gorge. — Molière, lAvare, II, 1.
  • La bourse sur la gorge : par plaisanterie, en offrant de l’argent. - Marton, monsieur, Marton, la bourse sur la gorge A voulu me séduire et surprendre ma foi. — (Boissy, Sage étourdi, III, 5.)
  • (fig) Avoir le poignard, le couteau sur la gorge : se dit de la personne qui est l’objet d’une violence.
  • Couper la gorge à quelquun : le tuer, l’égorger. Des voleurs lui coupèrent la gorge.
  • (fig) Couper la gorge à quelquun : le ruiner, faire avorter ses desseins, lui faire le plus grand tort. - Couper ainsi la gorge à cette petite créature. — Marquise de Sévigné, 44.
  • Il se dit aussi de ce qui ruine, perd, fait tort. - Elle nose aller à Saint-Germain ; il ne peut parler à M. Colbert : cela nous coupe la gorge. — Marquise de Sévigné, 128. - Il ne viendra rien d’ici qui vous coupe la gorge. — Marquise de Sévigné, 176.
  • Cet argument, cette pièce lui coupe la gorge : lui ôte tout moyen de se défendre, de soutenir ses prétentions.
  • On dit dans le même sens : Vous vous coupez la gorge par cette pièce.
  • (fig) Couper la gorge à quelquun : lui gagner tout son argent au jeu. - Tandis qu’il couperait la gorge au pauvre Cameran. — (Antoine Hamilton, Gramm. 3.)
  • Se couper la gorge : se donner la mort en s’ouvrant la gorge.
  • Se couper la gorge l’un l’autre : s’entre-tuer.
  • Se couper la gorge avec quelquun : se battre avec lui. - Il faut, si vous le trouvez bon, que nous nous coupions la gorge ensemble. — Molière, Mar. forcé, 16. - Je suis votre valet, je nai point de gorge à me couper. — Molière, ib. - Ah ! la belle amitié ! je disais comme le maréchal de Grammont : si je vous faisais embrasser, messieurs, je ne vois rien qui vous empêchât de vous couper la gorge. — Marquise de Sévigné, 461. - …De m’accorder le plaisir et l’honneur De me couper la gorge avec vous … — Philippe Néricault Destouches, Glor. III, 7.
  • Il en a menti par sa gorge : il en a audacieusement menti ; locution prise des combats judiciaires du moyen âge. - Et Dieu sait cependant s’ils mentent par la gorge. — (Abbé Mathurin Régnier, Sat. VI.) - Vous avez menti par la gorge et, toutes les fois que le direz, mentirez. — Voltaire, Mœurs, 124.
  • Cet homme est chatouilleux de la gorge : s’est dit d’un fripon exposé à être pendu.
  • (fig) Cest un franc mâle, il a la gorge noire : c’est un bon compagnon.
  • (ucf|gosier), le dedans de la gorge. - Avoir mal à la gorge. - Avoir un mal de gorge. - Il lui est resté une arête en travers de la gorge. - Se mettre les doigts dans la gorge. - Un dragon enivré des plus mortels poisons … Vomissant mille traits de sa gorge enflammée. — Pierre Corneille, Médée, II, 2. - Haro ! la gorge m’ard, Tôt ! tôt, dit-il, que l’on m’apporte à boire. — Jean de la Fontaine, Paysan. - Il se plaint toujours beaucoup de ses vapeurs, et je crois bien qu’il espère se soulager par quelque dispute de longue haleine ; mais je ne suis guère en état de lui donner contentement, me trouvant toujours assez incommodé de ma gorge dès que jai parlé un peu de suite. — Jean Racine, Lettre à Boileau, 25 juillet 1687.
  • (mar) On dit qu’un ris ne passe pas le nœud de la gorge, quand il est contraint, forcé.
  • Rire, crier à gorge déployée, à pleine gorge : rire, crier de toute sa force. - Tantôt nous en riions à gorge déployée, tantôt nous en pleurions à chaudes larmes. — Denis Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, 282, dans POUGENS.
  • Sous gorge : par opposition à gorge déployée. - Mme de Lavardin riait sous gorge. — Marquise de Sévigné, 384.
  • À pleine gorge : en remplissant la gorge. - Il sent l’eau-de-vie à pleine gorge. - Je ne doute pas que, quand vous lirez cette lettre à la belle Madelonne, elle ne se récrie que cela sent le P. Rapin et le P. Bouhours à pleine gorge. — (Dit Bussy-Rabutin, Lett. à Mme de Sév. 14 mai 1677.)
  • (fig) Faire rentrer à quelquun les paroles dans la gorge : l’obliger à rétracter ce qu’il a dit. - On les exerce à la légèreté, et non à forcer le son, ou à le donner de la gorge, défaut de presque toutes les chanteuses françaises. — (Stéphanie Félicité Ducrest de St-Albin, Adèle et Théod. t. III, lett. 14, p. 98, dans POUGENS.)
  • (ucf|voix) de la gorge. - (musi) Chanter de la gorge, se dit d’un chanteur qui ne sait modifier sa voix qu’en resserrant la gorge avec effort. - (chas) Ce chien a belle gorge, il a la voix grosse et forte.
  • (term|Fauconnerie) Gorge : le sachet supérieur de l’oiseau, qui se nomme vulgairement poche. - Par métonymie, ce qui entre dans la gorge de l’oiseau, l’aliment qu’on lui donne. - Enduire la gorge : se dit de l’oiseau qui digère trop vite les aliments. - Donner bonne gorge : repaître généreusement un oiseau. - Donner grosse gorge à un oiseau : lui donner une nourriture qui nest pas détrempée dans l’eau. - Voler sur sa gorge : se dit de l’oiseau qui vole après le gibier, aussitôt après s’être repu ; et fig. d’une personne qui danse aussitôt après être sortie de table.
  • (dés) (ucf|sein)s. - Elle a une belle gorge, la gorge plate, trop de gorge. - Sa gorge est blanche, pleine, et l’on ne saurait voir Dans toute la nature une gorge plus belle. — (Deshoulières, Portr. de Mlle de Villène.) - Des faiseurs de stances et d’élégies amoureuses, de ces beaux esprits qui tournent un sonnet sur une absence ou sur un retour, qui font une épigramme sur une belle gorge, un madrigal sur une jouissance. — Jean de la Bruyère, Disc. à l’Acad. fr. Préface. - Elle étale une gorge d’albâtre qui est la chose du monde la plus dégoûtante et qu’on ne connaît presque point dans nos climats. — Voltaire, Princ. de Babyl. 11. - Le prophète Isaïe se plaignait il y a déjà longtemps que les filles d’Israël allaient tête levée et la gorge nue. — Denis Diderot, Opin. des ancien philos. (Juifs.)
  • (méton) Partie supérieure de la chemise d’une femme.
  • (ucf|entrée), ouverture, orifice plus ou moins rétrécie de certaines choses. - La gorge d’une tabatière. - Arriver à la gorge d’un souterrain. - La gorge d’une serrure. - Les pots à fleurs seront marqués et contremarqués au corps ; la gorge ou collet et carré du pied seront marqués du poinçon du maître, Règl. du 30 déc. 1679.
  • (bot) Entrée du tube d’une corolle, d’un calice ou d’un périgone.
  • (term|Fortification) (ucf|entrée) d’une fortification du côté de la place.
  • - La gorge d’un bastion.
  • - La gorge d’une redoute, l’entrée de la redoute du côté de celui qui l’a construite pour se défendre.
  • (ucf|étranglement), rétrécissement de certaines choses.
  • Partie de l’éventail sur laquelle est attaché un clou rivé qui retient les brins.
  • Espèce d’étranglement que l’on forme à l’orifice de la cartouche d’une fusée.
  • Partie d’une cheminée qui s’étend depuis le chambranle jusquau couronnement du manteau.
  • (archi) Partie la plus étroite des chapiteaux dorique et toscan qui se nomme aussi gorgerin et colerin.
  • (term|Charpenterie) Gorge d’amaigrissement : entaillement fait à angle aigu dans une pièce de charpente.
  • (ucf|passage) étroit entre deux montagnes. - Les gorges du Tarn, du Var. - Les peuples qui demeurent dans les cavernes, dans les îles, dans les marais, dans les gorges de montagnes, dans les rochers, conservent leur liberté comme les Suisses, les Grisons, les Vénitiens, les Génois. — Voltaire, Dial. 24. - De la plupart des lacs sortent des torrents qui, avec le temps, ont creusé des gorges d’une profondeur effrayante. — Abbé Raynal, Historique phil. VII, 25. - Et des monts du Frioul, des gorges du Tyrol, Laigle rapide a déjà pris son vol. — Jacques Delille, Convers. ch. I.
  • (ucf|moulure) concave, cannelure, creux demi-circulaire. - La gorge d’une poulie, la cannelure qui règne sur la circonférence d’une poulie, et dans laquelle passe la corde.
  • Échancrure au bassin à barbe, dans laquelle on met le cou pour se faire faire la barbe.
  • Bâton de bois qu’on place au bas d’une carte de géographie, dune estampe pour la maintenir tendue, et dans laquelle se loge la carte quand elle a été mise en cylindre sur son rouleau.
  • Nom qu’on donne, dans les environs de Paris, au froment qui reste dans les gerbes après qu’on en a ôté la semence par un léger battage.
  • Nom de différents oiseaux : - Gorge blanche, sylvie grisette et mésange nonnette. - Gorge bleue, la motacille suédoise de Gmelin et la fauvette gorge bleue de certains auteurs. - Grosse gorge, le combattant, oiseau. - Gorge jaune, le figuier ou fauvette trichas. - Gorge noire, le rossignol des murailles. - Gorge une, espèce de perdrix. - Rouge gorge.
  • (term|Manége) Gorge de pigeon : espèce d’embouchure pour le cheval. (fr-verbe-flexion|ind.p.1s=oui|ind.p.3s=oui|sub.p.1s=oui|sub.p.3s=oui|imp.p.2s=oui)
  • Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe gorger.
  • Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe gorger.
  • Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe gorger.
  • Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe gorger.
  • Deuxième personne du singulier de limpératif du verbe gorger.


  • Toutes les rimes : Rimes riches, rimes suffisantes, rimes pauvres) avec gorge
    Rimes riches ou suffisantes avec gorge
    arrière-gorge | coupe-gorge | dégorge | dégorgent | égorge | égorgent | engorge | engorgent | entr'égorgent | forge | forge | forgent | forges | forges | gorge | gorge | gorgent | gorges | gorges | orge | orges | quatorze | quatre-vingt-quatorze | regorge | regorgent | regorges | rengorge | rengorgent | rengorges | rouges-gorges | rouge-gorge | soixante-quatorze | sous-gorge | soutien-gorge | soutiens-gorge | georges | Forges |
    Rime pauvre - Une rime est dite : pauvre lorsque le seul phonème rimant est la voyelle tonique finale :
    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux

    Baudelaire, op. cit.
    ? Rime pauvre /o/ (un phonème).
    Rime suffisante - Une rime est dite : suffisante lorsque deux phonèmes seulement sont répétés (dont la dernière voyelle tonique) :
    Si mystérieux (avec diérèse : /misterijø/ et non /misterjø/)
    De tes traîtres yeux

    Baudelaire, op. cit.
    ? Rime suffisante /jø/ (deux phonèmes)
    Rime riche - Une rime est dite : riche lorsque la répétition porte sur trois phonèmes ou plus (incluant la dernière voyelle tonique) :
    D'aller là-bas vivre ensemble !
    [...]
    Au pays qui te ressemble !

    Baudelaire, op. cit.
    ? Rime riche /s?~bl/ (quatre phonèmes) ;




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    Une rime est dite : léonine ou double quand elle comprend deux voyelles ou deux syllabes prononcées :
    Il pleut ! Cela traverse
    Tout le ciel et s'enfuit.
    Il pleut ! C'est une averse
    D'étoiles dans la nuit.
    [...]
    Il pleut, il pleut, mon ange!
    Courons là-bas! Je veux
    De cette poudre étrange
    Poudrer tes blonds cheveux.


    Jean Richepin, Les caresses
    ? Rimes léonines /?v??s/ et /?vø/

    Une rime est dite : trisyllabique lorsqu'elle englobe au moins une voyelle de plus que la rime disyllabique :
    Une fraîcheur de crépuscule
    Te vient à chaque battement
    Dont le coup prisonnier recule
    L'horizon délicatement.
    Stéphane Mallarmé, Poésies
    ? Rime trisyllabique /at?m?~/
    La femme a la priorité,
    Il a la postériorité

    L'esthète.
    Henry Jean-Marie Levet, Poésies et chansons
    ? Rime trisyllabique /j?rite/
    Quelques rimes célèbres
    Rime plate
    Les rimes sont plates (ou suivies) lorsqu'elles se suivent simplement par groupe de deux ? AABB :
    Gérard de Nerval, Petits Châteaux de Bohême, Politique, 1852
    Dans Sainte-Pélagie, (A)
    Sous ce règne élargie, (A)
    Où rêveur et pensif, (B)
    Je vis captif, (B)
    Rimes croisées
    Les rimes sont croisées (ou alternées) en cas d'alternance deux par deux ? ABAB :
    Jean de La Fontaine, Fables, I
    Maître Corbeau, sur un arbre perché, (A)
    Tenait en son bec un fromage. (B)
    Maître Renard, par l'odeur alléché, (A)
    Lui tint à peu près ce langage : (B)
    Rimes embrassées
    Elle est embrassée quand elle est encadrée par une autre ? ABBA :
    Louis Aragon, Extrait du poème La guerre et ce qui s'en suivit
    Tu n'en reviendras pas toi qui courais les filles (A)
    Jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu (B)
    Quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus (B)
    Tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille (A)
    [A = /ij/, B = /y/]